Télécharger le RÉSUMÉ COMPLET DU COURS MÉTHODOLOGIE DES SCIENCES SOCIALES en PDF. 61 pages de cours condensées en 10 pages claires et structurées.
Niveau : Cycle de Licence – 3ᵉ année académique
Réalisé par : FOGANG YANICK (Juriste diplômé en Sciences juridiques et politiques. Titulaire d’une maîtrise en Droit des affaires, et d’un Master en Droits de l’homme-Droit Pénal International-Droit International Humanitaire). « Université de Dschang »
Résumé élaboré à partir du cours dispensé par le Pr. Professeur NADINE MACHIKOU (Université de Yaoundé II).
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION GÉNÉRALE ……………………………………………………………………
• Fondement et utilité de la méthodologie en sciences sociales ………………..
• Objectif et problématique centrale ……………………………………………………….
• Structure et approche pédagogique …………………………………………………….AXE I : LE POURQUOI – FONDEMENTS ÉPISTÉMOLOGIQUES
CHAPITRE 1 : LES FONDATIONS D’UNE SCIENCE DU POLITIQUE
SECTION 1 : LES OBSTACLES ÉPISTÉMOLOGIQUES
Paragraphe 1 : L’obstacle de l’opinion commune (la Doxa) ……………………….
Paragraphe 2 : L’obstacle du langage ……………………………………………………..
Paragraphe 3 : L’obstacle de l’expérience immédiate ……………………………….SECTION 2 : LA PRODUCTION DU SAVOIR SCIENTIFIQUE
Paragraphe 1 : La rupture épistémologique …………………………………………….
Paragraphe 2 : La neutralité axiologique …………………………………………………
Paragraphe 3 : Les modes de raisonnement scientifique ………………………….CHAPITRE 2 : LES GRANDES LUNETTES POUR VOIR LE MONDE SOCIAL (LES PARADIGMES)
SECTION 1 : LES LUNETTES DU CONFLIT
Paragraphe 1 : Le marxisme classique ……………………………………………………
Paragraphe 2 : Le néo-marxisme et la domination symbolique …………………..SECTION 2 : LES LUNETTES DE L’ÉQUILIBRE
Paragraphe 1 : La vision systémique ………………………………………………………
Paragraphe 2 : La vision fonctionnaliste ………………………………………………….SECTION 3 : LES LUNETTES DE L’INTERACTION
Paragraphe 1 : L’interactionnisme symbolique …………………………………………
Paragraphe 2 : Le constructivisme social ………………………………………………..AXE II : LE COMMENT – LES MÉTHODES ET TECHNIQUES
CHAPITRE 3 : LES GRANDES POSTURES DE RECHERCHE
SECTION 1 : L’EMPIRISME
Paragraphe 1 : Principes et fondements ………………………………………………….
Paragraphe 2 : Applications et limites …………………………………………………….SECTION 2 : LE POSITIVISME
Paragraphe 1 : L’héritage comtien et durkheimien ………………………………….
Paragraphe 2 : La règle de l’objectivation ……………………………………………….SECTION 3 : LA MÉTHODE COMPARATIVE
Paragraphe 1 : La comparaison de cas …………………………………………………..
Paragraphe 2 : La comparaison de variables …………………………………………..CHAPITRE 4 : LA BOÎTE À OUTILS DU CHERCHEUR
SECTION 1 : LES APPROCHES QUANTITATIVES
Paragraphe 1 : L’analyse statistique ………………………………………………………
Paragraphe 2 : Les sondages et la modélisation ……………………………………..SECTION 2 : LES APPROCHES QUALITATIVES
Paragraphe 1 : L’observation participante et non participante …………………..
Paragraphe 2 : Les techniques d’entretien ………………………………………………SECTION 3 : L’ANALYSE DOCUMENTAIRE
Paragraphe 1 : Les méthodes quantitatives de l’analyse de contenu …………
Paragraphe 2 : Les approches qualitatives du discours ……………………………TROISIÈME PARTIE : MISE EN ŒUVRE ET DÉFIS CONTEMPORAINS
CHAPITRE 5 : CONSTRUIRE UNE RECHERCHE
SECTION 1 : LA FORMULATION DE LA PROBLÉMATIQUE
Paragraphe 1 : Du questionnement à la problématique ……………………………
Paragraphe 2 : La revue de littérature …………………………………………………….SECTION 2 : LE CHOIX MÉTHODOLOGIQUE
Paragraphe 1 : L’adéquation méthode-objet ……………………………………………
Paragraphe 2 : Les stratégies de triangulation ………………………………………..CHAPITRE 6 : LES DÉFIS ÉTHIQUES ET PRATIQUES
SECTION 1 : LES ENJEUX ÉTHIQUES
Paragraphe 1 : La protection des personnes et des données …………………….
Paragraphe 2 : La responsabilité du chercheur ………………………………………..SECTION 2 : LES DÉFIS CONTEMPORAINS
Paragraphe 1 : La recherche à l’ère du numérique …………………………………..
Paragraphe 2 : L’interculturalité et la positionnalité du chercheur ………………CONCLUSION GÉNÉRALE ……………………………………………………………………..
ANNEXES ……………………………………………………………………………………………
• Glossaire des concepts clés ………………………………………………………………
• Exemples de fiches techniques …………………………………………………………..
• Guide de lecture commentée ……………………………………………………………..
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Imaginez que vous deviez comprendre pourquoi un mouvement de protestation comme #EndSARS au Nigeria a pris une telle ampleur. Votre opinion personnelle ne suffit pas. La méthodologie des sciences sociales, c’est la boîte à outils qui vous permet de passer du simple avis à une analyse rigoureuse et vérifiable.
C’est l’idée de Georges Burdeau : la science politique doit synthétiser toutes les perspectives pour offrir une vue d’ensemble. Ce cours est donc un guide de voyage pour explorer le monde complexe du politique. Il répond à deux questions simples :
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Le POURQUOI : Sur quels principes philosophiques se base une analyse scientifique du social ? (Axe I – L’Épistémologie).
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Le COMMENT : Quelles techniques pratiques utiliser pour recueillir et analyser les données ? (Axe II – La Méthodologie).
L’objectif est de vous transformer en détective du social, capable de déjouer les idées reçues et de construire une analyse solide.
AXE I : LE POURQUOI – FONDEMENTS ÉPISTÉMOLOGIQUES
CHAPITRE I : LES FONDATIONS D’UNE SCIENCE DU POLITIQUE
Section I : Les pièges à éviter pour le chercheur
Avant de chercher, il faut apprendre à douter. Notre esprit est rempli de pré-notions ou « obstacles épistémologiques » (Bachelard) qu’il faut identifier.
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L’Obstacle de l’Opinion Commune (la Doxa) : C’est croire que « les jeunes sont apolitiques » sans le vérifier. C’est une opinion répétée, pas un fait scientifique.
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L’Obstacle du Langage : Utiliser un terme comme « populisme » comme une insulte plutôt que comme un concept analytique précis. Le mot cache alors une absence de réflexion.
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L’Obstacle de l’Expérience Immédiate : Se fier uniquement à ce que l’on voit. Par exemple, dire « l’immigration augmente la délinquance » parce qu’on a vu un reportage, sans consulter les statistiques nationales qui pourraient infirmer cette impression.
Comment produire un savoir scientifique ?
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La Rupture Épistémologique (Bachelard) : Il faut « casser » ces préjugés. Par exemple, au lieu de partir de « la corruption est une question de morale », le chercheur va l’étudier comme un système : quels sont ses acteurs, ses règles informelles, ses bénéficiaires ?
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La Neutralité Axiologique (Weber) : Le chercheur doit distinguer ce qui est de ce qui devrait être. Son rôle est d’expliquer pourquoi un parti populiste gagne des élections, pas de dire si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Il suspend ses jugements de valeur.
Illustration : Analyser la victoire de certains partis politiques en Europe. Le chercheur ne doit pas se contenter de dire « c’est une vague de folie ». Il doit, en rompant avec ce préjugé, étudier objectivement le profil des électeurs, le contexte économique et les stratégies de communication de ces partis.
Section II : Comment raisonnent les sciences sociales ?
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La Déduction : On part d’une théorie générale pour analyser un cas concret.
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Exemple : Utiliser la théorie de l’« action collective » (Mancur Olson) pour expliquer pourquoi il est parfois difficile de mobiliser les citoyens pour un bien commun (comme le tri sélectif), car chacun a intérêt à laisser les autres agir (« le passager clandestin »).
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L’Induction : On observe plusieurs cas concrets pour en tirer une règle générale.
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Exemple : En étudiant plusieurs mouvements sociaux (Gilets Jaunes en France, Printemps Arabe, #EndSARS), on peut induire que l’usage des réseaux sociaux est devenu un élément central de la mobilisation contemporaine.
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CHAPITRE II : LES GRANDES LUNETTES POUR VOIR LE MONDE SOCIAL (LES PARADIGMES)
Section I : Les lunettes du Conflit (Marxisme et Néo-marxisme)
Cette vision met l’accent sur les luttes pour le pouvoir et les ressources. Lire la suite…

