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Pour la première fois depuis le 7 octobre, l’armée israélienne reconnaît un bilan officiel de plus de 71 000 morts palestiniens à Gaza. Un tournant politique, juridique et humain majeur.

guerre Gaza
guerre Gaza

« Ubi jus, ibi remedium » là où il y a un droit, il doit y avoir un remède. C’est une première depuis le début de la guerre à Gaza. Jeudi 29 janvier, l’armée israélienne a officiellement reconnu un chiffre longtemps contesté : plus de 71 667 Palestiniens tués depuis le 7 octobre, selon des données rapportées par le quotidien israélien Haaretz et reprises par France 24.

Jusqu’ici, ces statistiques — publiées quotidiennement par le ministère de la Santé de Gaza — étaient systématiquement rejetées par les autorités israéliennes au motif qu’elles émanaient du Hamas. Problème : ces données sont détaillées, nominatives et structurées (noms, filiations, numéros d’identification israéliens) et sont considérées comme fiables par l’Organisation des Nations unies. Autrement dit : ce ne sont pas des chiffres jetés au hasard, mais une base documentaire.

L’armée israélienne nuance cependant ce bilan en affirmant qu’il ne distingue pas civils et combattants du Hamas, estimant qu’environ 25 000 morts seraient des membres du mouvement armé. Elle conteste aussi certains chiffres liés aux décès par famine, évoquant une surestimation onusienne.

Israël reconnaît 71 000 morts palestiniens
Officiel : Israël reconnaît 71 000 morts palestiniens

Mais juridiquement et humainement, le fond du sujet est ailleurs.
Le bilan réel pourrait être bien plus lourd. Des milliers de corps restent ensevelis sous les décombres d’une enclave quasi détruite. À cela s’ajoutent les morts “indirectes” : absence de soins, rupture des traitements pour les maladies chroniques, famine, effondrement du système hospitalier. Des décès silencieux, sans bombe, sans tir… mais tout aussi réels.

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En droit international humanitaire, on ne parle pas seulement de morts par armes, mais de responsabilité globale dans la protection des populations civiles. Le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à la dignité humaine ne sont pas des options diplomatiques. Ce sont des normes impératives. Pacta sunt servanda : les engagements internationaux obligent, même en temps de guerre.

Ce chiffre de 71 667 n’est donc pas qu’un bilan statistique.
C’est un tournant symbolique, politique et juridique.
Une reconnaissance officielle, tardive, mais lourde de conséquences.
Une vérité qui sort enfin de l’ombre.
Et une question simple, presque brutale : que vaut le droit quand il ne protège plus la vie ?

l’armée israélienne reconnaît un bilan officiel de plus de 71 000 morts palestiniens à Gaza
71 000 morts palestiniens à Gaza

Ici, le droit ne peut pas rester un simple commentaire d’actualité. Il doit redevenir un outil de protection, pas un décor institutionnel. Parce qu’au fond, le droit n’est pas fait pour les États : il est fait pour les humains. « Summum jus, summa injuria » un droit appliqué sans humanité devient une injustice suprême.

Questions :

  • Le droit international humanitaire a-t-il encore une force réelle face aux logiques militaires modernes ?
  • Peut-on encore parler de protection des civils quand les infrastructures vitales sont détruites ?
  • À partir de quand l’inaction juridique devient-elle une forme de complicité morale ?
  • Les institutions internationales sont-elles encore capables de garantir les droits humains fondamentaux ?
  • Le droit à la vie est-il devenu une variable géopolitique ?

Sources

  1. France 24
  2. Haaretz
  3. Organisation des Nations unies
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